
Avoir envie de vendre son cheval : et si ce n’était qu’une étape vers ton rêve ?
Quand on achète un cheval, on n’achète pas seulement un animal. On achète un rêve.
Le rêve
Félicitation pour l'achat de ton cheval ! La première étape pour réaliser ton rêve. Quand on achète son cheval, on a un but en tête. On s’imagine déjà partir en trail seule, dans un calme absolu, dans une complicité parfaite. On rêve de liberté, de moments de connexion en liberté dans le manège ou au pré, de fierté d’avoir un cheval sécuritaire, joyeux, qui devient notre meilleur ami. C’est ça le scénario idéal qu’on a en tête. Et c’est tellement normal. ❤️
La réalité
Mais la réalité, elle, vient souvent frapper fort. Tu te rends vite compte que ton cheval panique quand il quitte ses amis. Qu’il stresse quand tu veux le rentrer à l’écurie. Qu’il devient nerveux en manège et que tu as l’impression qu’il ne comprend rien à ce que tu demandes. Qu’en selle, il fait des choses que tu n’arrives pas à expliquer et qui parfois te font peur. Et alors le doute s’installe. Tu te demandes si tu as choisi le bon cheval. Tu te dis peut-être que tu n’es pas à la hauteur. Tu rentres fatiguée, découragée, parfois en larmes. Et une petite voix dans ta tête répète : ce n’est pas le bon, je me suis trompée, peut-être que je devrais le vendre.
Laisse-moi te dire quelque chose d’important : ce que tu ressens est normal. Vraiment. Ce n’est pas un échec. Ce n’est pas une preuve que ton rêve est impossible. C’est une étape. Une étape par laquelle énormément de cavalières passent, mais dont on ne parle presque jamais.
Ton plan de match 👇🏼
Parce qu’entre ton rêve et la réalité, il existe une étape incontournable : créer une relation. Et ça, personne ne nous l’a appris. On nous a appris à brosser, à seller, à faire des exercices techniques. Mais très rarement à construire une relation solide. Pourtant, c’est la base de tout.
Construire une relation, ça veut dire apprendre à se connaître mutuellement. Ça veut dire apprendre à se faire confiance. Ça veut dire développer un langage commun, où toi tu comprends ton cheval et où lui comprend ce que tu attends de lui. C’est exactement comme dans une relation humaine : au début, on s’idéalise. On pense que tout va être fluide. Mais très vite, on réalise que l’autre a ses propres peurs, ses propres réactions, ses propres besoins. Et il faut apprendre à naviguer tout ça.
Certaines personnes traversent cette étape rapidement. Tout semble évident, simple, naturel. Et c’est merveilleux. Mais pour d’autres, ça prend du temps. Parfois beaucoup. Ça demande de la patience, de la remise en question, des essais et des erreurs. Et devine quoi ? Ce sont souvent ces relations-là, qui ont connu des hauts et des bas, qui deviennent les plus fortes.
Le problème, c’est que c’est exactement à ce moment-là que tu as envie d’abandonner. Tu te dis : c’est trop dur, ce n’est pas ce que j’avais imaginé, je veux retrouver la facilité. Mais si tu acceptes que ce passage inconfortable fait partie du chemin, tu ouvres la porte à une transformation incroyable.
Ton envie de vendre ton cheval n’est pas un signe que tu n’es pas faite pour lui. Ce n’est pas un signe que tu es une mauvaise cavalière. C’est un signal. Un signal que quelque chose cloche dans votre équilibre actuel. C’est une alarme bienveillante qui dit : il est temps de revoir comment on communique, comment on se fait confiance, comment on avance ensemble.
Et j’insiste : tu n’es pas seule à ressentir ça. Je vois tellement de femmes qui vivent ce même doute. Elles se disent que leur cheval n’est pas fait pour elles parce qu’il panique en quittant ses amis. Elles pensent qu’elles ne sont pas assez bonnes parce qu’en manège, il s’énerve et elles n’arrivent pas à trouver les bons boutons. Elles se sentent en échec parce qu’elles avaient rêvé de partir en randonnée seule et qu’aujourd’hui, elles n’osent même pas sortir de la cour de l’écurie. Mais toutes ces situations, ce sont des étapes, pas des impasses.
" Avant de commencer le Programme RS, j'étais rendu à l'étape de le vendre. J'avais pu de fun, on passait notre temps à se chicaner. J'avais pu le goût de continuer avec lui. Je souhaitais recommencer avec un nouveau cheval, je me disais que ce serais plus simple" - Manon, élève du Programme RS
Ton cheval n’est pas contre toi. Il n’essaie pas de t’embêter. Il ne se dit pas : tiens, aujourd’hui je vais la faire suer. Ce qu’il exprime, ce sont ses besoins, ses peurs, son incompréhension. Quand il panique en quittant ses amis, il dit simplement : je ne sais pas encore comment me sentir en sécurité avec toi seul. Quand il stresse en manège, il dit : je ne comprends pas ce que tu me demandes. Quand il s’énerve, il dit : aide-moi à trouver la bonne réponse. Ce n’est pas un refus. C’est un appel à plus de clarté, plus de guidance, plus de confiance.
Et c’est là que ton rôle est si précieux. Parce que tu as le pouvoir de transformer ça. Pas en cherchant un cheval « meilleur », mais en devenant la personne dont ton cheval a besoin. C’est là que tout change.
Mais pour ça, il faut briser quelques fausses croyances :
Un bon cheval est toujours calme. Non. Même les meilleurs chevaux ont des moments de panique. C’est normal, c’est dans leur instinct de proie.
Si je n’ai pas de plaisir maintenant, je n’en aurai jamais. Faux encore. Le plaisir est le fruit de la confiance, et la confiance se construit dans le temps.
Mon cheval devrait comprendre ce que je veux. Non. Aucun cheval ne naît en connaissant nos codes. C’est à toi de lui enseigner, pas à lui de deviner.
Souvent, ce n’est pas le cheval qu’il faut changer. C’est l’approche. C’est le rythme. C’est la façon de communiquer. Et c’est là que tu reprends ton pouvoir. Parce que ça, tu peux le travailler. Tu peux l’apprendre.4
Alors comment transformer ta relation ?
La première clé, c’est de revenir aux bases. Le travail au sol, ce n’est pas une mode. C’est l’école primaire de la relation. C’est là que tu apprends à parler cheval et que lui apprend à lire ton langage. Si ton cheval panique dehors, commence par le rassurer à pied. Avance de quelques mètres seulement, attends qu’il respire, félicite-le. Reviens. Et recommence. C’est dans la répétition des petites victoires que tu bâtis une grande confiance.
La deuxième clé, c’est de construire la confiance mutuelle. Chaque petite réussite compte. Un jour, tu le sors dix mètres plus loin sans panique. C’est une victoire. Le lendemain, quinze. Tu bâtis un cheval qui se dit : avec elle, je peux affronter le monde, je suis en sécurité.
La troisième clé, c’est ton état d’esprit. Ton cheval lit ton énergie comme dans un livre ouvert. Si tu es tendue, il le sent. Si tu es calme, il s’apaise. Si tu es incohérente, il se perd. Quatre-vingts pour cent du changement vient de toi. Vingt pour cent seulement du cheval. Je sais que ça peut être confrontant, mais c’est aussi une immense bonne nouvelle. Parce que tu as le pouvoir de changer ce que tu dégages. Tu peux apprendre à te centrer, à respirer, à envoyer le message que tout va bien. Et ton cheval apprendra à te suivre dans ce calme.
La quatrième clé, c’est de respecter ses besoins fondamentaux. Un cheval enfermé, isolé, frustré, sera forcément difficile. Un cheval qui peut bouger, jouer, avoir des contacts sociaux, sera beaucoup plus disponible à toi. Tu veux un partenaire joyeux ? Commence par lui offrir une vie qui respecte sa nature de cheval.
La cinquième clé, c’est de célébrer les petits pas. Tu rêves de partir en trail seule. Mais aujourd’hui, c’est peut-être juste cinq minutes calmes en manège. C’est déjà une victoire. Demain, ce sera dix minutes. Après-demain, une petite sortie à pied. Et un jour, sans même t’en rendre compte, tu réaliseras que tu es en train de vivre ton rêve.
Alors oui, c’est dur. Oui, parfois tu vas vouloir abandonner. Mais rappelle-toi : c’est une étape. Une étape normale. Et souvent, c’est exactement au moment où tu te dis que tu ne peux plus continuer que la magie commence. Parce qu’après cette étape difficile, la relation devient plus forte que tu ne l’aurais jamais imaginé. Et ce jour où tu partiras enfin en trail seule, ton cheval calme à tes côtés, tu seras encore plus fière. Parce que tu sauras tout ce que vous avez traversé ensemble pour en arriver là.
Le plus gros piège, c’est de traverser ça seule. Beaucoup de femmes essaient mille choses, se perdent dans les conseils contradictoires, se découragent, et finissent par croire que leur rêve est impossible. Mais ton rêve est toujours là. Il est atteignable. Et tu n’as pas à faire ce chemin seule.
Et si on t'aidait à avancer ?
C’est exactement pour ça que j’ai créé le Programme RS. Parce qu’en quatre mois, avec des étapes claires et adaptées à toi et à ton cheval, tu peux transformer ta relation. Pas avec de la théorie inutile. Pas avec des recettes magiques. Mais avec un accompagnement concret, pas à pas, pour retrouver la confiance et le plaisir. Pour que tu arrives enfin à vivre ce que tu avais imaginé quand tu as acheté ton cheval : partir en trail seule, jouer en liberté, sentir qu’il est sécuritaire, complice, heureux avec toi.
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Alors rappelle-toi. Vouloir tout lâcher ne veut pas dire que ton rêve est mort. Vouloir vendre ton cheval ne veut pas dire que tu as échoué. Ça veut simplement dire que tu es dans cette étape charnière, l’étape où tu dois apprendre, te renforcer, persévérer. Et souvent, c’est précisément cette étape-là qui prépare les plus belles histoires.
Le cheval que tu crois « pas fait pour toi » aujourd’hui est peut-être, en réalité, le cheval de tes rêves. Mais pour le découvrir, il faut traverser l’étape inconfortable. Et tu n’as pas à le faire seule.